Comment faire pousser un avocatier : nos astuces germination

faire pousser avocatier

La France est le premier pays européen consommateur d’avocat avec  65000 tonnes  par an. Rien de bien surprenant ! La gastronomie française étant raffinée, l’utilisation de l’avocat est de mise. Que ce soit en canapé, guacamole, en salade ou en sushis; l’avocat apporte une touche de fraîcheur à tous vos plats. Depuis quelques mois, le prix de l’avocat a connu une inflation spectaculaire mais ce n’est pas une raison pour s’en priver. Il suffit de quelques petites notions en botanique et de l’huile de coude pour faire pousser votre propre avocatier, que ce soit en pot ou directement sur le sol.

Comment faire germer un noyau d’avocat ?

Commencez par choisir un noyau d’une bonne taille et dont la couche extérieure n’est pas abîmée et assurez-vous de connaître la provenance de votre noyau : un avocat certifié d’origine biologique, un avocat frais vous permettra une meilleure germination qu’un avocat qui a passé un long moment dans le congélateur. La qualité du noyau que vous choisirez déterminera la qualité de la plante que vous obtiendrez. Si vous choisissez un noyau provenant d’une plante qui ne produit pas beaucoup de fruits, ne vous attendez pas à en obtenir une qui en produit en excès.

  • Nettoyez-le sous l’eau du robinet pour retirer le restant de chaire.
  • Trempez-le dans une eau moyennement chaude (une quarantaine de degrés) pendant une demi-heure, voire trois quarts d’heure.
  • Laissez le noyau exposé au soleil et à l’air pendant quelques jours pour éliminer le surplus d’humidité et éviter qu’il ne pourrisse.
  • Prenez votre noyau de façon à ce que la pointe soit dirigée vers le haut puis munissez-vous de cure-dents ou d’allumettes et plantez-les dans le noyau – une profondeur d’environs 5 mm devrait suffire –  de façon à ce qu’ils forment une croix qui fait le tour du noyau
  • Mettez votre noyau sur un verre de façon à ce qu’il soit tenu en l’air grâce aux pics en bois et remplissez le verre pour que l’eau n’atteigne que la base du noyau.
  • Pensez à changer régulièrement votre eau. Après quelques temps, vous assisterez à la formation des racines ainsi que les premières pousses. Vous pourrez ensuite transférer  votre noyau dans un pot rempli de terre ou au sol. Arrosez-le  régulièrement pour maintenir l’humidité.

Comment entretenir un avocatier ?

La partie la plus délicate de l’entretien d’un avocatier est l’arrosage, il faut veiller à bien arroser la jeune plante tout en évitant de la noyer sous l’eau. Par ailleurs, si la plante est en intérieur, il faudra régulièrement la tailler pour ne pas qu’elle devienne trop invasive. La taille du pot joue un grand rôle puisque l’espace accordé aux racines influe directement sur la taille de la plante.

  • Dès que les premières feuilles se forment, il faut couper juste au-dessus pour pas que le futur arbre ne prenne une trop grande proportion en longueur sans aucune ramification.
  • Après 3 à 4 ans, il faudrait changer le pot de la plante tout en veillant à lui procurer de l’engrais pour plantes vertes.
  • Evitez d’exposer votre plante au soleil quand celui-ci est trop tapant, vous  pourrez provoquer un brunissement et une chute des feuilles.
  • Evitez aussi de provoquer  des chocs thermiques en faisant passer la plante de froid à chaud sans un temps d’adaptation à la température.
  • Plus la plante grandira et moins elle aura besoin d’eau. Ne l’arrosez pas aussi souvent que quand c’était une plantule,  vous pourrez asphyxier les racines et provoquer un pourrissement.
  • En moyenne, après six ans, la plante donne ses premiers fruits. Ne vous précipitez pas en allant les cueillir. Les avocats, tout comme les bananes , sont des fruits qui ne commencent à mûrir qu’une fois cueillis. Laisser votre avocat sur l’arbre permettra de le garder frais jusqu’au moment où vous aurez envie de le consommer

Comment interpréter les besoins de l’avocatier ?

Si vous n’êtes pas un grand connaisseur, le moindre changement de l’aspect de la plante pourra faire sonner l’alarme. Pas de panique ! un brunissement ou une perte de couleur ne signifient pas forcément que votre plante est en train de mourir. Ces changements physiques sont tout simplement des indicateurs des besoins de la plante. Une fois que vous avez assimilé ce que chaque changement signifie, vous pourrez le parer en jouant sur des facteurs telles que la température et l’humidité.

  • Si le brunissement concerne uniquement les plus grandes feuilles, ne vous inquiétez pas, ce sont les plus vieilles qui se renouvellent.
  • Si vous remarquez un aspect grisâtre pour les feuilles et les bourgeons avec l’apparition de toiles, il est fort possible que ce soit une invasion d’araignées rouges.
  • Si l’extrémité apicale de la plante brunit, cela veut tout simplement dire qu’elle souffre d’un manque d’eau.
  • Si les feuilles nouvellement formées pourrissent et qu’elles tombent, c’est que le sol est trop humide ce qui a causé un pourrissement des racines.

Charles Carreau

Cordon bleu, mon truc à moi c’est la cuisine et l’entretien de la maison. Je vous conseille pour choisir un Thermomix mais aussi pour cuisiner des accras le mieux possible. Chaud devant, un homme est aux fourneaux.

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