Vous redoutez que votre futur mur de soutènement ou votre piscine ne cède sous la pression du terrain ? Savoir monter blocs à bancher représente la solution technique idéale pour ériger une structure en béton armé d’une résistance absolue. Ce guide vous dévoile les méthodes de ferraillage et de coulage pour réussir un ouvrage indestructible sans faire appel à un professionnel.
Bloc à bancher : c’est quoi au juste ?
Définition et caractéristiques principales
Le bloc à bancher est un parpaing creux spécifique qui sert de coffrage perdu sur le chantier. L’idée est de monter des blocs à bancher pour les remplir ensuite intégralement de béton armé. Il est généralement fabriqué à partir de béton de granulats courants.
Ce matériau offre une grande rigidité pour des constructions solides ainsi qu’une excellente résistance au feu. Cependant, pour l’isolation thermique et acoustique, une isolation rapportée est nécessaire, car ce n’est pas son point fort de base.
À quoi ça sert concrètement ?
Son usage est parfait pour tout ouvrage qui doit supporter de fortes contraintes physiques. C’est la solution technique pour réaliser du gros œuvre très résistant.
Voici les usages les plus courants pour ce type de maçonnerie :
- Les murs de soubassement, qui soutiennent la structure d’un bâtiment.
- Les murs de soutènement, pour retenir la terre.
- parois de piscines enterrées.
La préparation : fondations et ferraillage, l’étape clé
Maintenant que vous savez à quoi vous avez affaire, passons à la pratique. Oubliez l’improvisation, la solidité de votre mur se joue ici.
Préparer des fondations spécifiques
Allez, on creuse une tranchée nette pour asseoir la structure. Visez 30 cm de large sur 20 à 25 cm de profondeur.
Mais attention, ne coulez surtout pas le béton tout de suite. Monter blocs à bancher demande une approche différente pour éviter la catastrophe. Placez impérativement un chaînage au fond. C’est lui qui va lier toute la structure.
L’art du ferraillage vertical et horizontal
Plantez ensuite vos fers verticaux à intervalles réguliers, disons tous les 17 cm. Rattachez-les fermement au chaînage du bas pour éviter tout bougé. Leur taille doit correspondre pile à la hauteur finale du mur fini.
Une fois le ferraillage calé, coulez enfin le béton de fondation. Assurez-vous que la surface est parfaitement de niveau. Laissez le tout sécher tranquillement pendant deux jours.
Le montage et le coulage : la construction du mur
Vos fondations sont prêtes et le ferraillage attend, il est temps de monter les murs, bloc par bloc.
Poser les blocs : technique et alignement
Ne posez surtout pas ces blocs pas à sec au départ, c’est une erreur de débutant. La première rangée doit impérativement être scellée sur un lit de mortier. Ensuite, monter blocs à bancher s’effectue en décalé, exactement comme pour des parpaings traditionnels.
Glissez le ferraillage horizontal, souvent deux barres de fer de 8, à chaque rangée. Sans vérification stricte, votre mur risque de s’effondrer ou de pencher. Contrôlez l’alignement au cordeau et l’aplomb au fil à plomb. Le niveau à bulle reste votre meilleur allié ici.
Remplir de béton et assurer les finitions
Le montage terminé, on attaque l’étape critique : le remplissage. Le béton se coule depuis le haut pour combler toutes les alvéoles. Insistez bien sur les angles, sinon la structure restera fragile.
Une fois le séchage complet, votre mur est enfin opérationnel. Il peut alors recevoir divers revêtements spécifiques. Optez pour un enduit d’étanchéité ou un système d’isolation par l’extérieur pour protéger l’ouvrage.
En somme, le bloc à bancher s’impose comme la solution incontournable pour des ouvrages exigeant une robustesse exceptionnelle. Si sa mise en œuvre requiert une rigueur technique, notamment sur le ferraillage et le coulage, le résultat garantit une structure pérenne capable de résister aux plus fortes contraintes.



